...[ ] Z Hotel---------------------------------------------------------------------------.-..--------Midnight Moon....

...[ ● ]  Z Hotel---------------------------------------------------------------------------.-..--------Midnight Moon....



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L'air était lourd. Emplis d'obscurité, noyé par la peur. Des silhouettes courraient à vive allure, slalomant entre les arbres, déchirant la nuit de leurs pas bruyants. Ils courraient. Ils fuyaient. Afin d'échapper à quelque chose. Ou à quelqu'un. La lune était absente cette nuit là. Ils étaient prisonniers des ombres. Ils n'y voyaient rien. Rien. Ils ressentaient absolument tout. Le moindre souffle, qui pouvait être le dernier, la petite brise de la nuit qui pouvait être la dernière chose qu'ils sentiraient. Ils étaient encerclés par un danger dont-ils ignoraient absolument tout. Ils n'avaient rien vus, ils avaient tout entendu. Beaucoup trop tard. Le feulement de la mort était à leur trousse. Ils avaient seulement eut le temps de fuir. Leurs poumons étaient en proie à des flammes incontrôlés. La peur était omniprésente. Leurs jambes étaient sur le point de fléchir. Leur corps était à bout. De tout.

Le silence était là. Pensant. Gardant pour otage tout ce qu'il restait d'eux.
La nuit était là. Languissante. Ignorant le temps et le reste du monde.
Le temps passe. Les minutes sombrent. Tic Tac Tic Tac.
Ils étaient là. Du moins, ils tentaient tant bien que mal de continuer d'exister.
Ici.
Maintenant.
Cette nuit.



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# Posté le lundi 02 mars 2009 17:34

Modifié le lundi 02 mars 2009 17:50

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L'horreur est au bout du chemin.
Embarquez dans un voyage où la seule chose que vous aillez à perdre est votre vie.

Z Hotel

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# Posté le mardi 03 mars 2009 09:46

...[ ] Z Hotel---------------------------------------------------------------------------.-..--------Midnight Sky....

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A chaque générations ces légendes et ses rites d'initiation. Pendant les longues nuits de l'adolescence, l'enfant moyen teste ses limites cardiaques en regardant différents films d'horreur. Soit sa casse, ou soit... sa passe. Et l'enfant ira plus loin. Repoussant sans cesse le possible, jusqu'au jour où il sortira de lui-même et ira défier l'impossible.
Sa, c'est se que fait un enfant sur 5.
Mais ici, sa ne fonctionne pas comme sa.

A la une des journaux du 16 Mars, en gros titres, la mystérieuse disparition de cinq jeunes hommes. Personne n'avait eu de nouvelles du week end, personne ne les avait aperçus. C'était le silence le plus total depuis leur soirée entres potes. La dernière fois qu'on avait eu de leurs nouvelles c'était dans un bref message qu'Inès avait reçut. Il datait du Vendredi 13 Mars et avait été envoyé à 23 Heures 51. Le message était bref et rien n'indiquait alors qu'ils allaient disparaitre sans laisser de trace.



« On est en voiture, on va pas tarder. A tout à l'heure. Je t'aime. »



Disparus. Dans un souffle. Sans un bruit.
Les filles laissèrent passer une nuit, se disant qu'ils étaient sortis. Mais le lendemain dans la matinée, toujours personne. La journée s'écoula. Mais rien ne vint. Ou plutôt, ne revint. La lumière déclinait de même que les espoirs d'un quelconque retour. L'espoir fit place à l'inquiétude. L'inquiétude au doute.
Personne ne disparait comme sa. Pas même des hommes, aussi déterminés soient ils.
Une hypothèse persistait : Il leur était arrivé quelque chose.
Quelque chose de grave.




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# Posté le mardi 03 mars 2009 13:52

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Z Hotel. 23 Heures 46. Nuit du Vendredi 13 Mars 2009.



L'air était frais bien que le printemps soit bientôt là. Peut être était ce que le fruit de leur imagination. Peut être que ce lieu leur glaçait le sang, tout court. Lorsqu'ils avaient garés les voitures sur le bord de la route, et qu'ils avaient empruntés le chemin de pierre qui conduisait à l'hôtel abandonné, l'air qu'ils avaient trouvés bon au court de la soirée, semblait s'être bizarrement rafraichit. Il caressait leur peau, provoquant une chair de poule inattendue. Un frisson collectif parcourut leur échine... Et pourtant, leurs jambes les menaient toujours vers l'hôtel. A un point qu'ils n'étaient, à présent, plus que guidés par leur curiosité qui les dévoraient jusqu'à l'échine. Au bout de quelques minutes de marche à travers la nuit noire, ce fut dans un silence de cathédrale que la bâtisse apparut devant eux.
Immense, sombre, inquiétante, silencieuse.
Morte.

Malgré tout, ils n'en avaient pas encore terminés. Depuis deux semaines, l'idée d'entrer dans l'enceinte délabrée les dévoraient. Ils ne pensaient qu'à sa, cette soirée entre potes n'étaient qu'une excuse pour tous se retrouver, sans que personne n'obscurcissent leurs désirs. Ils allaient entrer. Là, maintenant.
Thibault n'eut pas le temps de faire un pas que son téléphone le rappela à l'ordre. Inès. N'importe qui aurait put y voir un signe, n'importe qui aurait comprit qu'il était temps de rentrer chez soi, n'importe qui aurait comprit qu'il ne fallait surtout pas entrer... Il rédigea un petit message qu'il savait correct, et l'envoya.
Se soir, il avait d'autres objectifs... Plus sombres.
Il éteignit son téléphone, on ne captait pas assez pour recevoir de messages de toute manière, et l'enfonça fermement dans la poche de son jean.
Il fit un pas... Puis les autres suivirent.
Une fois le portillon blanc écaillé dépassait, il ne restait plus que cette immense court déserte à traverser. Ainsi, ils se retrouveraient face à l'inconnu. Le noir. Les vitres brisés semblaient les fixer, pourtant ils continuaient d'avancer de même que leurs c½urs battaient de plus en plus vite.
A un point qu'ils n'entendaient plus que les battements de leur propre c½ur contre leurs tempes engourdies. Ils étaient privés d'un sens, la chute commençaient.

Oui, ils n'en avaient pas encore finis.



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# Posté le mardi 03 mars 2009 17:34

...[ ] Z Hotel---------------------------------------------------------------------------.-..--------Midnight Fear....

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Nuit du Dimanche 15 Mars au Lundi 16 Mars. 01 Heures 12.

La nuit était sombre, silencieuse, stérile. Rien ne semblait en sortir, rien ne semblait vouloir changer. Au pied du petit village, dans une maison sombre et endormie, un téléphone sonna. Trois sonneries, puis plus rien. Mais cela suffit à réveiller la populace endormie. Cela venait du téléphone de Laurence. Numéro inconnus. Mais il y avait un message. La lumière s'éteignit, replongeant la chambre endormie dans le noir le plus complet. Quelques secondes plus tard, le téléphone de Manon se mit à vibrer. Par chance, il était posé sur une pile de pochettes d'albums. Cela fit un tel vacarme, que tout le monde se réveilla en sursaut. Mais elles n'eurent pas le temps de se relever que le téléphone avait déjà cessé de sonner. L'action se répéta, mais cette fois ce fut celui d'Elsa qui vibra. Elle décrocha dans la hâte.

_ Allo ?

Silence. Personne ne semblait être à l'autre bout du fil. On n'entendait rien. Soudain, une respiration brisa le silence, hérissant les peaux des jeunes filles. Il n'y avait rien d'autre.

_ Qui est-ce ?

Personne ne répondit. Silence. Bip Bip Bip. Sa avait raccroché.
Laurence s'était déjà ruée sur son propre téléphone. De même que Manon. Elles avaient toutes deux un message vocal. En numéro masqué. Elles le mirent toute deux en haut parleur. Et le même silence colora la chambre.
Alors que la bande son défilait, elles se contemplaient avec gravité. Quelque chose clochait. Leurs téléphones s'étaient mis à sonner avec quelques secondes d'intervalle. Le même message. Quelque chose n'allait pas. Et si, les personnes qu'elles chérissaient étaient en danger de mort ?
Elles ne se posèrent aucune questions. Aucun choix pesait plus lourd que la survit de leurs proches. Elles prirent vestes, papiers et s'envolèrent dans la nuit noire. Direction Le Zoom.
Il était hors de question de les laisser. Cela ne devait pas se passer comme sa. La vie ne peux pas s'arrêter de cette manière, sans prévenir. Peut importe leurs peurs, peut importe le danger, et peut importe la signification de ces messages, elles étaient déterminées.
Elles prirent une seule voiture. Elles firent plusieurs haltes. Qu'elles jugeaient utiles.
Cela faisaient deux jours qu'ils avaient disparus, elles étaient prêtes à prendre toutes les mesures nécessaire. Car lorsqu'on aime, il n'y a aucun compromis et encore moins de questions à se poser.
Elles se faufilèrent chacune à leur tour dans leurs maisons, s'emparant de tout ce qui pourrait leur être utile. Quelques minutes plus tard, leur coffre contenait 4 fusils de chasse et deux lampes de poches. Les cartouches allaient avec.
Elles étaient prêtes.
Prêtes à tout.

La nuit était noire, l'air était saturé par la peur. Les battements de leurs c½urs les rendaient sourde à tout autre chose. Elles étaient seules, face à l'inconnus.
Leur peur pour unique allier. L'amour ou l'amitié pour unique motivation.
Les étoiles ne brillaient pas. La lune n'éclairait rien. Elles étaient seules. Tout près des bois.
Court, court petite fille... Court, court...





# Posté le mardi 10 mars 2009 14:24